COSTA RICA & BÉNIN

Le but de ce projet est d’établir un programme complet de restauration écologique sur une superficie d’environ 31 hectares sur trois sites au Costa Rica et 30 hectares au Bénin, en Afrique, au cours de la période de 2017 à 2021. La restauration dans les différents sites s’appuiera sur le transfert de technologies appliquées dans les programmes de restauration écologique au Mexique. Elle est réalisée par une gestion de la dynamique hydrologique qui s’appuie sur des modèles hydrodynamique et des analyses chimiques de la qualité de l’eau interstitielle, puis par la récupération de la couverture végétale à partir de propagules de Rhizophora sp., Laguncularia sp. et Avicennia sp.

SITES DU PROJET & MODALITÉS DE RESTAURATION PRÉVUES PAR PROJET

Costa Rica :
site de Térraba-Sierpe 

La mangrove est menacée par le développement agricole (riziculture, plantations de palmier à huile et de teck, élevage, pollutions diffuses par l’utilisation intensive d’intrants par l’agriculture) et par la sédimentation issue de l’érosion des bassins versants. La mortalité des palétuviers favorise la colonisation par une fougère envahissante originaire du Costa Rica, la Negra Forra (Acrostricum aureum).

Restauration :

Cette plante ne supportant pas l’immersion dans l’eau de mer, la technique proposée consistera à inonder les plaines, par l’ouverture de canaux en fonction de la microtopographie. La recolonisation par les palétuviers se fera ensuite soit en ensemençant la plaine de propagules de palétuviers, soit en transplantant des plants de palétuviers issus de pépinières qui seront installées à côté des sites en restauration.

Costa Rica :
site de Chomes, Puntarenas

La zone de mangroves, des plus sensibles, ont été fortement déboisées pour l’urbanisation, pour la production de sel et des projets de mariculture (crevettes), également par la récolte d’écorces de mangrove pour la tannerie. Aujourd’hui, l’expansion continue de la frontière agricole (production de canne sucre) et les pollutions agricoles liées à l’usage d’intrant dans le bassin versant constituent, avec les pollutions marines, les principales menaces.

Restauration :
le projet procèdera à restauration hydraulique de casiers d’élevage de crevettes, puis à la reforestation communautaire de ces espaces ; différentes espèces de palétuviers et modalités de plantations seront étudiées.

Costa Rica :
site de Cuajiniquil

Dans cette région du Pacifique nord, les mangroves sont isolées en massifs atteignant rarement plus de 20 ha chacun. A l’échelle du Costa Rica, la structure de ces écosystèmes est considérée comme unique. Historiquement, c’est la production de sel qui est la principale cause de déforestation des mangroves du site. Aujourd’hui, seule l’urbanisation limitée autour de Cuajiniquil semble menacer les mangroves.

Restauration :

L’ancienne saline à restaurer présente une superficie de 7 ha environ. L’analyse de la microtopographie permettra d’identifier le réseau de canaux à construire pour la restauration du fonctionnement hydraulique de la zone. Cette restauration hydraulique assurera la reprise de l’écoulement naturel des eaux, ce qui aura pour conséquence la dilution des sels et la restauration de l’oxygène dans les sols, variables qui semblent, aujourd’hui, être les principaux facteurs ayant limités la régénération naturelle de cette ancienne saline.

Bénin :
sites de Ouidah et de Grand Popo (delta du fleuve Mono) 

Au Bénin, entre 1980 et 2006, un quart des mangroves ont disparu. L’essentiel des mangroves côtières du delta du fleuve Mono, incluses dans le périmètre des sites RAMSAR, sont situées sur les deux communes d’Ouidah et de Grand-Popo. Ces communes regroupent de nombreux villages côtiers dont les activités sont essentiellement tournées vers l’exploitation des ressources naturelles de la mangrove. Dans les villages lacustres de la commune de Ouidah, la production de sel constitue la principale, et parfois l’unique, source de revenu des habitants, ce qui entraîne une forte pression sur la mangrove. De nombreuses zones à proximité de ces villages ont ainsi été totalement déboisées.

ACTUALITÉS

BÉNIN

Diagnostic des sites

Le projet a été lancé en janvier 2018. > Analyse des sites Deux visites sur le terrain à Ouidah (Bénin, Afrique) en janvier et juillet

ÉQUIPE PROJET

CHEF DE PROJET
> Bernardo AGUILAR GONZALEZ,

Fondation Neotrópica
baguilar@neotropica.org

> CLAUDIA MARICUSA AGRAZ HERNANDEZ
Professeur titulaire  – Institut EPOMEX – Laboratoire des zones humides côtières (qualité de l’eau, émission de gaz, productivité et sols)
clmagraz@uacam.mx

> Ebénézer HOUNDJINOU, ONG CORDE (Coordination pour la Recherche et le Développement de l´Environnement)
Agence Béninoise de l’Environnement
ebenezer@neotropica.org

FICHE PROJET

RESTAURATION, CONSERVATION ET GESTION DURABLE DES MANGROVES DU COSTA RICA ET DU BÉNIN FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

« Restauration, conservation et gestion durable des mangroves du Costa Rica et du Bénin face au changement climatique». Le projet vise à accroître l’atténuation et l’adaptation au changement climatique des zones humides côtières du Costa Rica et du Bénin en restaurant des mangroves et en favorisant leur gestion durable. Il mise sur le transfert de technologies et de compétences développées au Mexique vers le Costa Rica et le Bénin dans le but d’une restauration de sites pilotes de mangroves visant par la suite une réplicabilité à grande échelle.  Le processus de coopération cherche à renforcer la mise en œuvre de politiques publiques costariciennes « Carbone bleu social ».

Nous contacter

N'hésitez pas à nous contacter pour toutes informations.

Not readable? Change text. captcha txt

Start typing and press Enter to search